Monday, October 20, 2008

Que signifie l'acès à l'éducation et à la santé pour les pygmées de la Lékoumou?



Un autre aspect abordé lors de notre mission du 17 au 19 octobre dans le département de la Lékoumou au Congo, concerne l’éducation des enfants. En effet, les autochtones ne prennent pas en charge les enfants ayant atteint l’âge de dix ans. Ces enfants après l’école doivent chercher de quoi manger parce que les parents ne s’occupent que des bébés. Un autre papa a expliqué que sa fille ne pouvait pas aller à l’école cette année parce que ne pouvant pas lui acheter les cahiers. Et AZUR Développement a promis faire un don de cahiers et stylo pour vingt enfants autochtones.

Le manque d’accès à la santé se traduit visiblement ici comme l’absence d’un dispensaire ou centre de santé sur un rayon de plus de 30 km. Il n’y a pas d’infirmiers ou de médecins pouvant administrer les soins. Ils doivent marcher jusqu’à Indo ou Sibiti pour se faire soigner. L’on comprend que pour des habitants qui manquent de revenus, il est difficile de payer 2000 à 4000 FCFA, soit 4 à 10 dollars US pour aller rencontrer un infirmier.

Les autochtones manquent d’argent pour payer les médicaments au même prix que les populations bantoues dans les pharmacies de Sibiti. Et même lorsque les médicaments sont prescrits, les ordonnances ne sont pas achetées. ACIP a proposé qu’une action soit faite en leur faveur, en ouvrant une pharmacie communautaire au Centre de santé de Indo qui permettrait aux autochtones de s’acquérir des médicaments de première nécessité à des prix abordables. Il reste à trouver un partenaire qui pourrait financer cette pharmacie communautaire qui se pérennisera par la vente de médicaments.


Lorsqu’une femme autochtone va pour accoucher, on lui demande dix dollars au centre de santé, de l’argent qu’ils n’ont pas ; ce qui les découragent d’y repartir et compter sur les accoucheuses traditionnelles qui ont connu plusieurs maternités et pratiquent depuis longtemps. Par ailleurs, les autochtones ne peuvent pas payer les médicaments prescrits par le centre de santé au même prix que les bantous et n’ayant pas d’autres ressources que les produits de la chasse. La pression sur la faune tend à diminuer avec la fermeture de la chasse de Novembre à Avril de chaque année, et les autochtones doivent trouver d’autres activités alternatives génératrices de revenus.

Il est nécessaire de trouver des partenaires qui peuvent appuyer le démarrage d’une pharmacie communautaire pour les autochtones avec des produits génériques qu’ils peuvent acheter à des coûts abordables. Car même lors de ma visite du campement de Makoubi où quelques rares autochtones font l’élevage des cabris et la plantations des bananiers, les dépenses de santé absorbent une partie importante de leur revenus ce qui minerait tout effort de développement car les ressources gagnés avec les activités génératrices de revenus vont servir à les maintenir dans la même situation de départ, les dépenses en santé étant plus élevées par rapport à leur revenus.

Les maladies courantes chez les autochtones sont le paludisme, la galle due au manque d’hygiène, la diarrhée, les IST dues à la violence sexuelle à l’égard des filles et des femmes autochtones pratiquées par les hommes autochtones et les hommes bantous. Ces filles et femmes sont poursuivies dans les forêts et demeurent sans défense. Il faut préciser que les viol est culturelle chez les autochtones et qu’il est vu comme une réaction normale ; cinq hommes autochtones peuvent avoir simultanément des relations sexuelles avec une fille autochtones ; ce qui n’est autre qu’un viol.

Au vu de ce qui viens d’être décrit, la tâche est lourde et nécessite une intervention multi sectorielle afin que les autochtones deviennent autonomes.

1 comments:

Anastácio Soberbo said...

Olá, goût très du Blogue.
Désolé de ne pas écrire plus, mais mon français écrit est mauvais.
Une étreinte du Portugal