Monday, October 20, 2008

Les pygmées deviennent des acteurs de protection de l’environnement



Nous nous sommes rendus le matin du 18 octobre à Indo pour rencontrer d’autres autochtones, la journée a commencé avec un petit déjeuner de travail chez la présidente de ACIP. Le formateur pour la fabrication de savon a présenté son plan de formation et ses besoins, la liste d’équipement pour que les autochtones aient leur propre unité de fabrication de savon artisanal a été dressée. Ce savon sera fabriqué à partir de l’huile de palme et de la soude caustique, les autochtones apporteront du bois de chauffe, qu’ils vont ramasser dans la forêt.

Nous avons également parlé avec le menuiser pour la fabrication de la table de coupe de savon et des moules. Ensuite, nous nous sommes rendus au siège de l’ACIP où vingt autochtones de 14 familles nous attendaient provenant des campements ci-après : Pini, Mayengué, Ngongo.

La réunion a commencé par la présentation du projet par la présidente de l’ACIP et la Directrice Exécutive d’AZUR Développement. La communication se faisait en Yaka, langue locale et en Kitouba, langue nationale. Les autochtones rencontrés étaient habillés, pieds nus, les cheveux non tressés, certains présentaient l’aspect des personnes qui ne sont pas lavés depuis des jours alors qu’habitant une localité assez arrosée.

AZUR Développement a expliqué que le projet était lié à l’éducation sur la préservation de l’environnement et que l’apprentissage de la fabrication des savons et la donation des outils aratoires sont destinés à encourager les activités alternatives génératrices de revenu en dehors des produits de la forêt. Ce projet a été financé par Rainforest Information Centre (RIC). Le projet a prévu une machette pour un homme et une houe pour la femme. Cependant, les autochtones, femmes ou hommes utilisent à la fois la machette et la houe.

Une machette reviens à 5 dollar et une houe à 3 dollars . Le projet a pu donner 14 houes et 14 machettes pour 14 familles. Un appel est lancé aux partenaires pour compléter les houes et machettes manquant soit 104 dollars pour appuyer l’autonomisation économique de ces 14 familles autochtones. Des séances d’éducation à l’environnement vont continuer avec les autochtones. La motivation des autochtones pour ces activités pouvait se Lire sur leur visage, certains font déjà l’agriculture à petite échelle et ont leurs propres champs. D’autres par continue à vivre de la forêt et travaillent chez les bantous pour être payé à 1 dollar. Tandis que pour un même travail, un bantou est rémunéré à 2 dollars par jour.

Une veuve autochtone dans le groupe nous a expliqué qu’elle ne pouvait pas faire les champs parce que n’ayant pas de personne pour abattre les arbres ; ce qui les rend vulnérables.

Une autre femme autochtone nous expliqué qu’elle avait disputé avec son mari parce qu’elle n’avait pas de machette et elle ne pouvait pas faire son propre champs. Les machettes et les houes données par AZUR Développement dans le cadre de ce projet répond à un réel besoin.

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