Après plus de vingt (20) ans de négociation, l’assemblée générale des Nations Unies a adopté le 13 Septembre 2007 une déclaration sur les droits des peuples autochtones.
L’adoption de la cette déclaration marque une étape décisive dans la promotion et la protection des droits des autochtones longtemps marginalisés à travers le monde.
Voté par 143 pays, ce document reconnaît à son article 26 aux peuples autochtones « le droit de posséder, de mettre en valeur, de gérer et d’utiliser leurs terres et territoires, c’est-à-dire l’ensemble de leur environnement comprenant les terres, l’air, les eaux…qu’ils possèdent ou qu’ils occupent ou exploitent traditionnellement… ».
Longtemps dépossédés de leurs terres et territoires, les autochtones du Congo pourront désormais, sur la base de ce texte, revendiquer la pleine jouissance de leurs droits sur les terres et territoires qu’ils occupent.
Par ailleurs, l’article 30 reconnaît à ces peuples le droit de définir des priorités et d’élaborer des stratégies pour la mise en valeur et l’utilisation de leurs terres, territoires et autres ressources. Vivant dans les forêts pour la plupart, les autochtones du Congo ont souvent été victimes d’expropriation abusive de leurs territoires à l’occasion des diverses activités comme l’exploitation forestière, minière, projets de développement, création des zones protégées; cette déclaration exige désormais leur consentement exprimé librement et en toute connaissance de cause, avant l’approbation de tout projet ayant une incidence sur leurs terres et autres ressources.
Si le texte de la déclaration des droits des peuples autochtones est une avancée importante pour les peuples autochtones en général, deux principaux problèmes peuvent être évoqués pour les autochtones du Congo: l’absence d’une législation nationale relative aux peuples autochtones et le faible niveau d’instruction de la plupart des autochtones.
En effet, comme l’a souligné le Secrétaire général des Nations Unies après l’adoption de la déclaration, il faut que des lois nationales reconnaissant les droits des peuples autochtones en application de cette déclaration soient votées.
Par ailleurs, les autochtones ne pourront défendre leurs droits que s’ils sont suffisamment outillés pour cela ; pour cela il faut plus d’information et de formation à leur profit. Alors, retroussons nos manches et redoublons d’efforts!
Romeo M.
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